25.5.20

J'ai une mauvaise nouvelle... nous allons disparaître.


Une amie me dit que mes textes sont un peu lourds, ce à quoi je lui fais remarquer qu'une pensée n'a pas de masse. Étrangement, cela me pousse à continuer. Au passage, je vous remercie de ne pas vous signaler auprès de moi si vous me lisez par une quelconque émoticône. C'est un luxe que j'apprécie car il me donne l'impression de parler dans le vide et le vide n’existant pas, c'est très excitant. Pour quelqu'un comme moi, qui m’intéresse  à la collapsologie, l'étude de l’effondrement des sociétés. Nous vivons une époque formidable car je vis en direct et avec vous, l’effondrement de notre propre société. Comme Pline l'ancien, qui fut témoin de l’éruption du Vésuve et de la destruction de Pompéi et qui relata ce qu'il voyait avant d'y laisser sa peau, je me propose de vous dire pourquoi nous allons disparaître. Je vous rassure tout de suite et contrairement à un roman policier et plus proche d'un épisode de Colombo, vous n'aurez pas à attendre la fin de mon texte pour connaître le coupable et le mobile de ce crime. Le coupable de cette disparition, c'est nous et le mobile, c'est la matière. Oui, c'est à cause de la matière que nous allons nous détruire. Entendons-nous bien, si un crime, à l'échelle individuelle se produit rapidement, l’effondrement, à l'échelle d'une société prend évidemment plus de temps. Mais nous sommes aujourd'hui, à la fin de ce processus. Un processus qui selon moi à commencer il y a très longtemps avec une pomme, un arbre, un serpent et deux amants dans un jardin. La suite au prochain épisode...

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